La voie des rois – Brandon Sanderson

Tome 1 : Les archives de Roshar de Brandon Sanderson

Le Livre de Poche
DAVID GEMMELL LEGEND AWARD 2011 DU MEILLEUR ROMAN DE FANTASY.
Brandon Sanderson est un auteur de fantasy que j’apprécie particulièrement. Mis à part les romans dits « jeunesses« , j’essaie de lire tout ce qui est publié en France. Je l’ai découvert avec Elantris, il y a quelques temps de cela car la couverture du livre d’Orbit me faisait de l’œil. Ce premier roman, m’avait ravie, conquise même; et j’ai continué avec bonheur.
Roshar n’est pas une planète totalement  inhospitalière, mais elle a ses caprices. De violents caprices. Nous sommes toutefois loin de la fureur des vents de La Horde du Contrevent, mais, il y a un peu de cela dans le déchaînement des éléments. A tel point que la faune et la flore indigènes ont développé des capacités de protection particulières : des carapaces pour les animaux les plus gros et les végétaux qui se rétractent dans la terre ou dans des fourreaux. Les humains ont choisi de se terrer dans des endroits propices, abrités des vents destructeurs ou dans des camps retranchés.
 

A l’instar de ses autres romans, il s’agit d’un récit de fantasy où la magie n’est pas forcément flamboyante, bruyante ou spectaculaire, même s’il elle permet d’acquérir des « dons » peu communs, tels que la régénération, une vitesse élevée, la maîtrise de l’espace… Cette magie, ou plus exactement ces magies, se manifestent par touche (les gemmes et les orages), par l’intermédiaire de glyphes – que Sanderson semble apprécier particulièrement – ou avec des artefacts, centraux dans ce cycle. En effet, dans la mythologie de Roshar, des êtres fabuleux possédaient des armures et des armes les rendant presque invincibles, bien que les redoutables néantifères soient des adversaires mortels. Le hic : ils ont déserté, abandonnant ces différents artefacts… désormais à la portée de tous.
Nous suivons alternativement les 3 protagonistes principaux : Kaladin, Shallan et Dalinar dans des trames différentes qui sont, dans ce tome, indépendantes les unes des autres. Chacune des trames « personnage » est accompagnée de flashbacks visant à donner de l’épaisseur à ces derniers et/ou à charpenter cet univers. Leur destin va les amener à se croiser, voire se lier, c’est une certitude avec une telle construction. Je n’ai pas trouvé les flashbacks forcément nécessaires, parfois un peu redondants ou même inutiles. Rien n’est difficile à suivre, la plume de Sanderson alliée à ses talents de conteur est suffisamment agile pour éviter l’écueil, mais pour moi cela alourdi le récit de manière artificielle. La lecture est fluide, facile, et les 600 pages se dévorent sans effort.
Concernant les personnages, Sanderson  a choisi de mettre Kaladin en lumière. C’est un Héros; il est droit, courageux, généreux et charismatique, il est béni des Dieux. C’est un combattant à la tête d’une escouade de lanciers, fier et… dégradé, humilié et vendu comme esclave. L’auteur réussit à éviter d’en faire un personnage stéréotypé, sans trop de relief. Son désarroi sauve la mise sur ce coup, et les flashbacks le concernant, bien que souvent superflus sont intéressants. Ils lui donnent une épaisseur supplémentaire et éclairent la suite d’engrenages l’ayant mené à la déchéance. Quant à Shallan, le personnage féminin, il est à la limite de l’inodore et du sans saveur. Quelques chapitres nerveux et incisifs à la fin du  présent tome auraient amplement suffi pour introduire cette jeune apprentie désespérée. Le prince Dalinar est le plus savoureux des trois. C’est à la fois un guerrier valeureux et sage, mais aussi un être avec quelques doutes, des regrets, et qui peu à peu glisse vers une obsession impossible à combattre. Il y a peu de flashbacks le concernant, et du coup cela dynamise les parties du récit qui lui sont consacrées.
Toutes ces remarques sont loin de rendre la lecture de ce pavé rédhibitoire, en effet, les talents de conteur de Brandon Sanderson, son savoir-faire dans la mise en place d’univers attrayants et intrigants, son habileté dans l’élaboration des différentes magies compensent largement les quelques faiblesses que j’ai ressenties.
Divertissant.
Autres critiques :
Challenges :
Le livre :

 The way of kings

750 pages

Traduction Mélanie Fazi

 

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4 réflexions sur “La voie des rois – Brandon Sanderson

  1. Cette série m’intrigue beaucoup, mais je n’ai pas encore franchi le pas, un peu effrayé à l’idée de me retrouver avec je ne sais combien de tomes de 1000 pages, si tant est qu’ils soient tous traduits, ce qui n’a rien d’évident.
    Oui, forcément, si j’attends que tout soit paru avec d’acheter, ça ne va pas aider les ventes…

    Mais je suis intrigué j’avoue, surtout que ça semble vraiment être (en tout cas pour le moment) l’oeuvre maîtresse de l’auteur, la plus complexe, la plus réfléchie.

    Aimé par 1 personne

    1. Alors, il y a du positif et surtout de grossesssss longueurs. Le tome 1 est prometteur le tome 2 dans la lignée de ce dernier, mais, mais je ne suis pas convaincue. Il tire vraiment beaucoup à la ligne, comme si le challenge était de produire le livre le plus long possible. Or, je suis une grande fan de l’auteur! Dans une oeuvre il peu y avoir des moment d’exposition long pour mettre en place un univers, une culture, etc… Mais là cela est souvent inutile. Je suis déçue pour l’instant.

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