Les vandales du vide – Jack Vance

Les vandales du vide de Jack Vance

Le Bélial – Pulp

Les vandales du vide de Jack Vance inaugure une nouvelle collection des éditions Le Bélial. Ce début d’année 2016 est palpitant pour cette maison, c’est effectivement la deuxième collection à alunir après la prometteuse « une heure-lumière » lancée dès janvier. J’ai eu l’occasion sur ce blog de critiquer 2 des 4 titres parus à ce jour : Le nexus du Dr Erdmann de Nancy Kress et Cookie Monster de Vernor Vinge.

Ces 2 collections ne sont pas diamétralement opposées, mais exposent des lumières divergentes dans la science-fiction. Une Heure-Lumière propose de courts romans primés et inédits, avec l’ambition de chatouiller  les neurones des lecteurs. De son côté, la collection Pulp – la bien nommée – escompte nous percuter les tripes. Cette diversité de choix illustre la richesse du genre SFFF, et de la SF en particulier.

Après cette virée étoilée, revenons donc aux Vandales du vide de Vance. En préambule, le lecteur découvre une prise de position de l’auteur datée de 1953 sur l’avenir de l’Homme dans l’espace. Outre, ses premiers pas sur la Lune « prévus » en 1962, il prédit l’occupation d’une station spatiale et la création d’une Marine Spatiale pour lutter contre les pirates. Ce clin d’œil qui introduit le roman révèle toute sa saveur au fil des pages.

Dick Murdock, un adolescent, part rejoindre son père, chef de l’observatoire permanent basé sur la Lune. Lors du trajet depuis Venus, il apprend la disparition de 2 vaisseaux de ligne, puis les voyageurs tombent sur l’épave éventrée de la dernière proie. La rumeur qui court est prompte à enflammer son imagination et ses envies d’aventure : un pirate – le Basilic serait à l’œuvre…

En premier lieu, ce roman se lit avec une grande facilité. La trame est limpide, l’intrigue est – si ce n’est originale – aussi captivante que la vison de la Terre depuis l’espace. En fait, il est impossible de ne pas dévorer Les vandales du vide alors que l’on suit les péripéties du jeune Dick. Ce jeune homme a beaucoup de ressources et un potentiel aventureux qui ne demandait qu’un catalyseur pour prendre son plein essor. Il est sympathique, attachant et pas des plus raisonnables  – un ado dans toute son impétuosité… et qui s’attire beaucoup d’ennuis.

Le style de Jack Vance est déterminant. Loin d’être simpliste ou à l’inverse d’une trop grande sophistication, il est équilibré, fluide et accroche le lecteur. Les personnages sont croqués avec assurance, la personnalité du Basilic glaciale à souhait et son identité reste mystérieuse suffisamment longtemps pour permettre quelques rebondissements rondement menés. Cette cohérence emmène de la fraîcheur et de la « pétillance » à l’ensemble.

Enfin, le roman est très différent  des thématiques de la collection Une heure-lumière qui aborde la SF sous l’angle de la science et des technologies alors qu’ici nous sommes en présence d’un roman qui enjôle notre imaginaire. Je m’attendais également à un texte plus proche des écrits de Poul Anderson, tel que La patrouille du temps par exemple, ou surtout comme les aventures galactiques de Flandry ( Ici et ici )- pour ne citer qu’un auteur publié au Bélial. En fait, j’ai plutôt la sensation que la comparaison doit être faite avec les romans juvéniles de Robert Heinlein dont le Vagabond de l’espace ( ou Citoyen de la Galaxie ou encore L’enfant tombé des étoiles).

Pour moi, ce premier roman, lance parfaitement la collection dans son identité visuelle, avec une accroche BD, un ton léger et un texte sans prise de tête.

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12 réflexions sur “Les vandales du vide – Jack Vance

  1. Le but de cette collection semble être atteint avec ce roman : se divertir, se faire plaisir sans se prendre la tête. Et Jack Vance, c’est un peu une assurance tous risques.

    À part ça, il va falloir que tu me dises où tu trouves tes illustrations d’articles, notamment celles (comme ici) qui relèvent de la SF spatiale, parce qu’elles sont superbes !

    Aimé par 2 people

    1. Le but est parfaitement atteint avec ce roman. C’est un excellent moyen d’aérer les neurones. Après, il faut parvenir à s’immerger totalement dans le récit pour vibrer au rythme des émotions du jeune Dick. Perso, c’est le pb récurrent que j’ai avec les jeunes héros (ado), je reste toujours un peu détachée ( la maman en moi veille…). Cela reste un excellent divertissement et une belle porte d’entrée pour la SF.

      Pour les illustrations, je ne souhaitais les couvertures de livre dans la mesure du possible. Généralement, je sais à l’avance le type de dessin et l’ambiance que je souhaite pour l’article. Ensuite, je cherche avec des mots clés spécifiques. Parfois, je cherche longtemps, comme pour celle-ci (mais, il me fallait un vaisseau spatial avec une forme ronde – à part le Cyberlab du Capitaine Flam, je n’en connaissais pas beaucoup.).
      Il y a quelques sites superbes pour ces illustrations, je vais te les mettre en lien.

      Aimé par 1 personne

  2. Il y a aussi:
    – hebus.com (le site saute de temps à autre, mais les images restent dispo)
    – J’adore ART-SPIRE avec les illustration de Juan Pablo
    – tranche du net, c’est plus diversifié
    https://wall.alphacoders.com avec beaucoup de choses diverses…
    – Mass effect universe
    – Wallpaperscraft, il faut choisir sa catégorie
    – Maxon, c’est tout bon

    Ce sont mes principales « sources ». Ensuite, je cherche si je trouve pas.

    Aimé par 1 personne

  3. Ping : Avril 2016, ne te découvre pas d’un livre! – Albédo

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