Capitaine Albator – Matsumoto & Shimaboshi

Capitaine Albator de Matsumoto & Shimaboshi

Kana

Et oui, un manga! Mais un manga de SF! J’en lis quelques uns mais il est vrai que je les chronique rarement. Généralement, je lis des œuvres en rapport avec l’histoire du Japon (essentiellement l’ère Edo). Dans le cadre d’un challenge, j’ai cette opportunité et contrainte. C’est l’occasion de vous faire part de mon opinion concernant un manga dédié à un personnage célèbre : Albator.

Il ne faut pas se leurrer, c’est un titre qui joue énormément sur un atout maître : la nostalgie. Les ados d’aujourd’hui ne connaissent pratiquement pas le pirate de l’espace Albator. En revanche, ses aventures ont accompagné nombre d’adultes d’aujourd’hui. Je fais partie de ce lot, il était un de mes personnages phares avec le Capitaine Flam, Ulysse 31, et d’autres du même calibre. Jouer sur la nostalgie est à double tranchant, le public d’alors a gagné en maturité, et les histoires simples ne suffiront pas forcément à satisfaire ce lectorat particulier.

J’attache une importance capitale à l’aspect graphique d’un manga : qualité et finesse du dessin, rendu des expressions, style, design de l’environnement, ambiance et émotion. Bien entendu, quand ils sont destinés à un public plutôt jeune, mes exigences en la matière sont moins élevées. Capitaine Albator bénéficie d’un soin de tout premier ordre, et que ce soit le style, la finesse et le rendu global, c’est en tout point remarquable. Le dynamisme est bien présent et donne une impression de mouvement et d’action agréable.  L’ambiance un peu mystérieuse qui sied au sujet est également au rendez-vous, et les émotions des personnages sont parfaitement déchiffrables. Du point de vu graphique c’est très réussi et vraiment immersif.

Le manga s’ouvre sur une action d’éclat d’Albator. Le capitaine pirate dérobe avec culot et panache une cargaison de minéraux au sein d’une flotte ennemie! Commence alors la chasse à l’homme qui défie ouvertement le gouvernement de Gaïa. Parallèlement, une journaliste enquête sur ce mystérieux pirate. C’est efficace pour replacer le contexte et évoquer les enjeux. Les premières scènes sont frappantes et donnent un grand espoir.

Ces différentes recherches n’écarte pas Albator du manga, nous le retrouvons régulièrement dans les pages et bénéficions même de quelques révélations sur son passé .

Pour le reste, les adversaires sont très, très caricaturaux. Les membres du gouvernement sont non seulement lubriques à souhait (une constante dans les mangas), incompétents, stupides, avares, pilleurs, oppresseurs, capitalistes, mais encore faibles, couards, libidineux,… trop, c’est trop! La qualité de l’adversaire, rend meilleur toute histoire. Les mangas n’échappent pas à ce constat. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire

L’ensemble est très manichéen. Et vu le public concerné, c’est à côté de la plaque. Sans compter qu’il n’y a aucun suspens, aucune surprise et que la trame est totalement éculée.

Pour moi, c’est donc très décevant et je reste sur l’impression que l’on a joué sur la nostalgie et le design en oubliant un peu d’écrire une histoire sérieuse. Les messieurs devraient toutefois apprécier les jeunes femmes dotées de très beaux « poumons ».

A réserver à un jeune public.

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Défi lecture 2016 : #19 un manga

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6 réflexions sur “Capitaine Albator – Matsumoto & Shimaboshi

  1. Aaaaah, Albator, Capitaine Flam, Goldorak, Ulysse 31, Cobra et Nicki Larson, toute ma jeunesse !

    Effectivement, c’est le risque avec les adaptations, animées ou « statiques », des mangas de notre jeunesse : la déception devant la qualité graphique et / ou devant la pauvreté (avec le recul) de l’histoire / des personnages. Tu as tout à fait raison sur ce point.

    Merci pour ta critique !

    Aimé par 1 personne

    1. C’est également ma jeunesse (ma soeur préférait Candy 😉 ). Quand nous revoyons des épisodes c’est pas si jolis et agréables que dans notre souvenir. C’est certain! Mais, le manga est peut être pire encore. Pour dire…

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  2. Et oui, c’est ma jeunesse aussi. Je ne suis pas sûre de vouloir les revoir. En effet, j’ai vu il n’y a pas si longtemps des séries que j’adorais quand j’étais petite comme McGyver ou l’Agence tous risques : qu’est-ce que ça a mal vieilli! Du coup, je préfère rester sur mes souvenirs! Seule exception, j’ai revu les Mystérieuses cités d’or, ça reste toujours de qualité;

    Aimé par 1 personne

    1. Ah!Ah! je vois que nous sommes nombreux à avoir les m^mes références et les mêmes réticences pour nos séries de jeunesse! J’ai revu il n’y a pas longtemps un épisode de Goldorak… c’était pas aussi captivant que dans mon souvenir. 🙂
      Les mystérieuses cités d’or étaient déjà exceptionnelles.

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  3. Ping : Juin 2016, sans jus ni soleil – Albédo

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