Le Monde sans fin de Joe Haldeman

… ou presque!

Star Trek

Joe Haldeman, l’auteur du fameux roman La guerre éternelle est un des nombreux écrivains de SF réputés et reconnus qui se sont frottés à la franchise Star Trek. Le Monde sans fin est sa deuxième excursion dans l’univers coloré et utopique de Starfleet.  La première tentative nous avait offert un très bon roman de Sf d’action et de réflexion avec La Planète du jugement.

Cette fois-ci, l’équipage de l’Enterprise est confronté non pas au dénuement, mais à la magie. Le pitch de départ laisse assez songeur, et je me demandais comment notre auteur relèverait la gageure. Et une de taille, car il est question d’un vaisseau  gigantesque. Bref, de quoi ébouriffer les synapses!

«  Le capitaine James T. Kirk ne redoute aucun adversaire. C’est une part de sa légende. Mais si la Galaxie lui a opposé toutes sortes de technologies redoutables et d’êtres suprêmement intelligents, jamais, jusqu’à ce jour, il n’avait eu à affronter un ennemi venant du fond des âges. La magie !
Vaincra-t-il le Père Mécanique tapi au cœur d’un étrange vaisseau-monde, ou devra-t-il baisser pavillon pour la première fois de sa carrière ? »

Le vaisseau de Kirk découvre un artefact aux proportions gigantesques, un petit planétoïde de plus de 217 kilomètres de diamètre. Le tout est fascinant car cet astéroïde est artificiel, et éveille la curiosité de quelques uns mais également l’inquiétude d’autres. Une fois en orbite autour de l’objet céleste, le capitaine et quatre membres de l’équipage se téléportent à la surface pour déterminer sa nature et se renseigner sur les intentions des propriétaires s’ils existent toujours.

Jusque là, la thématique fait penser au roman de Robert Reed, Le grand Vaisseau. le concept est aussi intéressant qu’intrigant malgré les contraintes liées à la franchise (en terme de personnages, de contenu et de nombre de pages). Ces dernières ne permettent pas de rivaliser avec ce texte comme nous allons le voir.

En effet, les câbles d’un matériaux inconnu immobilise l’Enterprise tandis que l’équipe au « sol » se voit faite prisonnière et enfermée dans un cachot.  Spock en charge du commandement en l’absence du capitaine, n’a pas de solution sinon celle d’attendre… ou de rejoindre son ami et supérieur.

La technologie est si avancée que tout paraît magique aux hommes de Starfleet, surtout que les mystérieux propriétaires, les chatalians,  persistent à demeurer dans l’ombre. C’est l’occasion de découvrir leurs origines, leurs cultures et leur évolution.

Pour faire court, j’avais des attentes assez élevées concernant ce roman de Haldeman, surtout après la lecture de La Planète du jugement. Elles ont été quelques peu déçues, car ce tome n’est pas d’une qualité égale en terme de réflexion. Or le sujet de la perception de la technologie, le vaisseau-monde lui-même avait de quoi émoustiller les neurones et offrir un beau champ d’expression. L’auteur y passe un peu à côté survolant les concepts, et n’exploitant pas totalement le gigantisme de l’artefact.

Cependant, d’un point de vue romanesque, le tout fonctionne plutôt bien, l’expérience de l’écrivain est présente et permet de délivrer une histoire rythmée, prenante tout en ménageant la dose de suspens adéquate (même si le lecteur sait à l’avance que rien ne s’opposera au capitaine Kirk et Cie). Le patatoïde et les chatalians offrent un exotisme agréable, une ouverture sur l’autre chère à la franchise, et son lot de surprises. Le style est fluide, le mot juste, l’amateur se laisse emporter jusqu’à la dernière page.

En somme, un bon roman de la franchise Star Trek, qui n’exploite pas tout le potentiel, légère déception avec un auteur du calibre d’Haldeman.

Challenges :

Et un combo estival!

Summer Star Wars – Rogue One

ssw-rogue-one

Summer Short Stories of SFFF

challenge-s4f3-saison-3

Challenge Littérature de l’Imaginaire – 5° édition

d2_orig

Le livre :
  • 1 mai 1993
  • Fleuve Noir
  • 189 pages
  • tome n° 21
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6 réflexions sur “Le Monde sans fin de Joe Haldeman

  1. … reste un pitch alléchant.

    Malgré mon retard, preums pour le commentaire, je remarque que la franchise Star Strek motive toujours autant la blogosphère.
    Je note toutefois une amélioration dans le contenu du roman. Ne désespère pas, un jour une de tes critiques de cette série me fera baver d’envie de le lire.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, tu es généralement un des rares à commenter mes articles Star Trek. Parfois, je me sens bien seule…
      J’espère te donner envie de lire un de leur roman. Un jour.
      Dans tous les cas : Merci 🙂 !

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  2. L’histoire du planétoïde artificiel est intéressante et pourrait faire un bon point de départ pour un JDR, je la note dans un coin.

    Mais Star Trek je ne sais pas pourquoi, j’y vais à reculons, peut-être que l’image d’explorateurs interstellaires en collant me rebute. Même si je sais que c’est cliché et que depuis ça a évolué.

    Aimé par 1 personne

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