Les Chronolithes – Robert Charles Wilson

Ou l’effet Feedback

Denoël – Lunes d’encre

Prix John Wood Campbell Memorial 2002

 

Dans un futur proche, Scott se dispute avec sa femme. Le jeune homme est un américain expatrié vivant en Thaïlande, un peu à la dérive, profitant de la vie au jour le jour, sans avoir complètement assumé son statut de père de famille.

Cette dispute matrimoniale est la dernière d’une série mettant son couple à l’épreuve. C’est d’ailleurs la dernière du genre car ayant décidé de se prendre une nuit sabbatique, il ne reverra pas de sitôt sa petite famille. En effet, a proximité de Chumphon un objet immense est apparu. Soudainement. Il se rend sur place en compagnie de leur voisin pour découvrir les proportions énormes du monument. D’une centaine de mètre de haut, érigé dans une matière inconnue, un peu comme du verre foncé ou une pierre magnifiquement polie, ce monolithe en impose.

Son arrivée s’est en outre accompagnée de phénomènes locaux particuliers : une forte baisse de la température, un cyclone, du brouillard et de la neige. Le plus étrange est l’inscription que l’on découvre à sa base.

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Luna – Ian McDonald

Luna de Ian McDonald

Denoël – Lunes d’encre

 

« 2110. Sur une Lune où tout se vend, où tout s’achète, jusqu’aux sels minéraux contenus dans votre urine, et où la mort peut survenir à peu près à n’importe quel moment, Adrianna Corta est la dirigeante du plus récent des cinq «Dragons», ces familles à couteaux tirés qui règnent sur les colonies lunaires. Elle doit l’ascension météoritique de son organisation au commerce de l’Hélium-3. Mais Corta-Hélio possède de nombreux ennemis, et si Adrianna, au crépuscule de sa vie, veut léguer quelque chose à ses cinq enfants, il lui faudra se battre, et en retour ils devront se battre pour elle…
Car sur la Lune, ce nouveau Far West en pleine ruée vers l’or, tous les coups sont permis. »

Une histoire à couteaux tirés, des manœuvres à la limite de la légalité, des règlements de compte à la OK Corral ?

La Lune tel un nouveau Far-West, n’est-ce pas une promesse intéressante ?

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Mes vrais enfants – Jo Walton

Mes vrais enfants – Jo Walton

Denoël – Lunes d’encre

Prix

Que dire de Mes vrais enfants qui n’ait déjà été écrit ? Chaque chronique, critique ou avis encense ce roman à tel point que j’en ai ouvert les premières pages avec anxiété. La proposition s’inversait quelque peu : serais-je à la hauteur du chef d’œuvre déclaré ?

Ce n’est pas ma première rencontre avec Jo Walton, nous nous sommes croisées à travers les pages non pas de Morwena, mais lors de son uchronie précédente Le Cercle Farthing. Je n’avais pas été conquise à ce moment là, malgré d’excellents retours, mais la plume de l’auteur et sa subtile uchronie m’avaient séduite, me laissant du coup un petit goût de reviens-y.

C’est chose faite avec Mes vrais enfants,  et je me trouve une fois encore, avec  la même sensation assez mitigée.

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Dilvish le Damné – Roger Zelazny

Dilvish le Damné de Roger Zelazny

Denoël – Lunes d’encre

Dilvish le Damné est un recueil de nouvelles associées à un roman, centrés sur ce personnage flamboyant s’il en est. Notre homme est un héros emblématique du sword&sorcery, engagé dans une lutte sans merci contre Jélérak, un puissant sorcier.  Le contentieux entre les deux hommes est profond et ancien, c’est également un des secrets de Dilvish que vous dévoileront les textes de Roger Zelazny.

Il y a peu à dire sans gâcher le plaisir de la lecture et de la découverte de ce protagoniste dont la profondeur d’âme et la complexité de caractère apparaissent au fur et à mesure. Sachez qu’il monte un cheval de métal qui lui vole presque la vedette tant l’animal est charismatique (oui, il cause aussi).

Question héroïc fantasy, nous sommes servis, et si j’avais quelques réticences initiales, cette compilation les a effacées.

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Latium – Romain Lucazeau

Latium de Romain Lucazeau

Lunes d’encre – Denoël

J’avais quelques réserves à l’entame de Latium de Romain Lucazeau. En premier lieu, la prose et l’ambition philosophique de son projet m’intriguaient tout en m’inquiétant. Le CV impressionnant de l’auteur, à quelques années-lumière, pardon à des kalétôphos de notre sphère SF interpelait, tout comme une interview récente. En second lieu, ce fut le quatrième de couverture qui poussait la réflexion sur notre appartenance à la même galaxie SFFF : « Pétri de la philosophie de Leibniz et du théâtre de Corneille, Latium est un space opera aux batailles spatiales flamboyantes et aux intrigues tortueuses. Un spectacle de science-fiction vertigineux dans la veine d’un Dan Simmons ou d’un Ian Banks. » Intimidant.

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