Hypérion 1&2 – Dan Simmons

Hypérion de Dan Simmons

Les Cantos d’Hypérion, tome 1

Prix Locus, Prix Hugo

 

Il y a quelques temps, j’ai exprimé mon exaspération concernant le découpage d’Hypérion par les éditions Pocket. Une scission criminelle – séparant l’intrigue artificiellement et arbitrairement – qui laissait au lecteur un goût d’inachevé et de trahison (et d’être pris pour une vache à lait). C’est d’autant plus contraire à toute éthique qu’initialement le roman original en question n’est pas si volumineux.

Je vous propose donc une chronique complète du tome 1 et 2,  produit de notre édition bien française.

Hypérion narre le voyage au sens propre comme au figuré de sept pèlerins, choisis par les instances de l’Hégémonie pour formuler une supplique auprès du Gritche. Au cours de ce trajet, chacun va exposer les raisons de sa présence; des récits qui vont rythmer le roman de Dan Simmons.

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Hyperion 1 – édition Pocket- Dan Simmons

Hyperion 1 de Dan Simmons

Édition « TRAITRE » pocket !!!

Hyperion 1

Ce roman de Dan Simmons bénéficie d’une aura solaire et intimidante. Aussi, pour m’éviter la déception liée à la lecture de critiques, chroniques, avis ou commentaires plus dithyrambiques les uns que les autres, ai-je voulu me lancer dans l’aventure, vierge de toute préconception et si possible d’attente.

J’ai donc entamé mon livre Pocket avec un couverture plutôt sympathique, Hyperion 1. J’ai achevé la lecture de la dernière page, et comment traduire mon sentiment ?

Je suis dans la position d’un ou d’une jeune marié(e), le soir de ses noces, la soirée semble à la hauteur des espérances d’un tel jour. Le tout nouveau et beau (belle) conjoint(e) promet une nuit enfiévrée et vous a emmené au bord des délices, pour s’endormir brutalement à vos côtés…. The Epic Fail

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La Reine de l’Air et des Ténèbres – Poul Anderson

La Reine de l’Air et des Ténèbres de Poul Anderson

Le Bélial

Prix Hugo 1972

Prix Locus 1972

Prix Nebula 1971

« Loin de la Terre tourne la planète Roland, tout en contrastes : sur les côtes, des cités modernes, des camps de chercheurs et de techniciens; à l’intérieur des terres, des paysans qui croient encore à la toute-puissance de la Reine de l’Air et des Ténèbres, aux monstres voleurs d’enfants…

Barbro, la jeune biologiste, est sceptique…jusqu’au soir où son enfant est enlevé. Seule une créature ailée a pu commettre ce rapt ! Désespérée, elle part à la recherche de son fils, s’aventurant là où nul n’a jamais pénétré, et ses certitudes rationnelles vont subir le rude assaut des pouvoirs de la magie… »

Récit mêlant Science-fiction, lyrisme et fantasy, si la présentation éditeur ne titille pas vos neurones de la curiosité, espérons que ma critique les fassent fondre d’envie!

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La Miséricorde de l’Ancillaire – Ann Leckie

La miséricorde de l’Ancillaire d’Ann Leckie

Les Chroniques du Radch, tome 3

Nouveaux Millénaires

Prix Locus 2016

La miséricorde de l’Ancillaire décrochait le prix Locus en 2016. Une performance remarquable puisqu’il a été nominé à l’Hugo ainsi qu’au Nebula et que les deux tomes précédents combinent deux Prix Hugo, un Nébula et deux Locus. Il y a de quoi laisser pantois devant la reconnaissance unanime de la profession. Pour autant, je ne comprends pas ce déferlement de prix (2 Hugo, 3 Locus, 1 Nebula, 2 Britsih Award…), et je ne suis toujours pas convaincue par le fond, manquant d’originalité, ni par la forme, alourdie par le choix de traduction.

Le lecteur qui poursuit cette chronique doit s’attendre à des révélations sur les tomes précédents.

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Le Trône de Jade – Naomi Novik

Le Trône de Jade de Naomi Novik

Téméraire, tome 2

Prix Locus

Nous avions fait la connaissance de Téméraire, un dragon fort sympathique dans le premier tome du cycle qui lui est consacré, Les dragons de sa Majesté. Cette créature fantastique est magnifique et intelligente, de plus elle ne rechigne pas devant un bon combat. Notre reptile est au service de la Couronne britannique, alors en plein conflit avec Napoléon Bonaparte. Il sert dans une unité très particulière : l’Aerial Corps. Son capitaine et plus cher ami se trouve être Laurence, un transfuge de la Royal Navy qui découvre avec des yeux ébahis des mœurs militaires peu conformes à sa formation.

Le Trône de jade commence peu de temps après les événements du premier tome. Notre dragon est d’origine chinoise et était initialement destiné à l’Empereur français. Les princes de Chine ont pris ombrage de cette situation, d’autant que leur fabuleux cadeau doit affronter les dangers de la guerre au quotidien. Ils menacent donc sérieusement les intérêts économiques et stratégiques de l’Angleterre, et souhaitent récupérer l’animal séance tenante. Mais Téméraire et Laurence ne l’entendent pas de cette oreille…

S’engage alors un voyage de plusieurs mois qui va conduire nos héros et la suite impériale asiatique de l’Europe à la Chine en passant par le redoutable cap Bonne Espérance.

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Le Facteur – David Brin

Le facteur de David Brin

Milady (Bragelonne)

Prix Locus, Prix John Campbell

Le Facteur n’est pas qu’un film de Kevin Costner, c’est avant tout un roman de David Brin. Si l’œuvre cinématographie est plutôt quelconque, le récit de l’auteur américain propose du lourd et du coup l’adaptation ne tient pas la comparaison. Le cadre est pourtant identique pour les deux : les civilisations humaines se sont effondrées (encore!) suite à une guerre nucléaire. Un homme tente de faire face à la l’adversité et à tous les obstacles, tel un joueur de football US tentant de franchir la ligne d’avantage.

Rien de bien original jusqu’à présent car de tels romans foisonnent de nos jours. Sur ce blog, j’ai d’ailleurs déjà chroniqué plusieurs livres ayant une thématique similaire. Ceci dit, le roman a été publié en 1985, le post-apocalyptique n’était pas aussi répandu qu’aujourd’hui et seul Mad Max avait réellement frappé les esprits à cette époque. La violence dépeinte dans le film reflète parfaitement celle qui règne dans les pages du Facteur. Lire la suite

L’épée de l’Ancillaire – Ann Leckie

L’épée de l’Ancillaire d’Ann Leckie

Les chroniques du Radch, tome 2

Nouveaux Millénaires

Prix Locus 2015

Tout comme le premier tome, L’épée de l’Ancillaire a ravi le prestigieux Prix Locus 2015, contrairement à celui-ci, ce roman n’a pas remporté le grand Chelem (Locus, Nébula, Hugo,…). Ma découverte de La Justice de l’Ancillaire avait été très pénible comme vous pouvez le constater dans ma critique. J’avais été non seulement déçue par le fond – les 4 plus grands prix de la SF, excusez du peu! – et par la forme. Malgré cette grosse déception et une lecture laborieuse, il y avait un petit quelque chose d’indéfinissable qui m’avait permis de terminer le roman et d’envisager d’ouvrir le tome 2.  Je viens d’achever L’épée de l’Ancillaire, et je ne comprends toujours pas l’attribution d’un tel prix.

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Ursula Le Guin

Avec un petit salut amical à tous depuis les Alpes et la Haute-Savoie, agréable par ce mois d’avril, j’ai concocté une page consacrée à Ursula Le Guin.

Outre une brève biographie de l’auteur, mes amis blogueurs et visiteurs pourront trouver les liens des critiques disponibles sur ce site (et par conséquent vers d’autres critiques).

Et quelques goodies :

  • bibliographie complète agrémentée de commentaires et classée par cycles
  • Le site internet de l’auteur
  • liens vers d’autres critiques

Et immédiatement : le Page Ursula Le Guin

Si vous avez des suggestions, elles sont les bienvenues.

« New » : Cookie Monster – Vernor Vinge

Cookie Monster de Vernor Vinge

Le Bélial

Prix Hugo 2004 et Prix Locus 2004

Dixie Mae travaille pour une hot-line sur une plateforme technique depuis peu. Elle reçoit un message surprenant qui évoque des moments intimes et secrets, comme si un maître-chanteur était à l’œuvre. Mais, cette jeune femme n’est pas impressionnable, elle décide découvrir de qui il s’agit et de corriger le méchant plaisantin.

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The City & the City -China MIEVILLE

De China Miéville
Fleuve Noir
Prix Hugo 2010,
Prix Arthur C. Clarke 2010
Prix British Science Fiction 2009
Prix Locus du meilleur roman de fantasy 2010.

Un meurtre odieux. Le corps d’une jeune femme découvert dans une décharge sauvage, abandonnée, souillée, inconnue. L’enquêteur Tyad Borlù pense initialement qu’il s’agit d’une prostitué. Conscient que sur cette base là, peu de moyen seront mis en œuvre pour résoudre ce crime, il décide de pancarter des affiches avec sa photo. Au cas où…

Et, quelques heures plus tard, un mystérieux coup de fil lui offre une piste. Non, ce n’est pas une prostituée. C’est une jeune étudiante en archéologie. Américaine qui plus est…
Et tout porte à croire qu’elle a été assassinée à Ul Quoma, la ville siamoise et TABOUE de Besz. En effet, les habitants de Beszel et d’UI Qoma, villes doubles partageant un même territoire, ont interdiction absolue d’entrer en contact avec leurs voisins. La moindre infraction à cette règle déclenche l’intervention de la Rupture, une force de police secrète dont tous redoutent l’efficacité impitoyable. Les villes doivent s’ignorer de manière naturelle, et ne pas franchir la « frontière » sous peine de « rupture ».

J’ai décidé de relire cette œuvre de China Mieville, la première fois, la déception primait à l’issue de la lecture. Cette fois-ci, mes attentes n’étaient pas aussi absolue. Je l’ai donc abordé avec un esprit plus tranquille.

L’univers de Besz et Ul Quoma sont parfois lugubres, empreint d’une atmosphère de guerre froide, un brin angoissante et excitante également. L’auteur nous tient dans ses filets et ne nous lâche pas jusqu’à la dernière page. L’enquête en elle-même emprunte des voies relativement classiques et nous emmène dans un imbroglio politico-économique un peu flou et b*****.  La sensation de danger qui colle aux basques de l’inspecteur sera omniprésente.

Miéville décrit des villes siamoises cohérentes, et l’attitude de leurs habitants respectifs, les détails qui les différencient d’une façon telle que nous nous y immergeons finalement aisément. Une ville qui nous devient familière au fil des pages, le premier choc culturel absorbé. Oui, car l’auteur ne prend pas les lecteurs que nous sommes pour des imbéciles et leur demande une participation active au fur et à mesure que nous parcourons les rues et que nous apparaissent toute l’originalité et la complexité de cette vie.

Originalité encore dans le comportement des habitants, dans leur façon unique d’ignorer leur voisin, en évisant (éviter de voir) et en inouïssant les bruits, la circulation, les gens, la ville voisine dans sa globalité, comme s’ils n’existaient pas.

Cette deuxième lecture, me laisse une impression similaire à la première. Il est vrai que tout est bien construit, original mais, je trouve ce récit toujours aussi froid, métallique. Je ne parviens pas à  m’y attacher.

En illustration, la ville telle que je l’imagine au début de l’histoire.

Autres critiques : Mes ImaginairesLorhkan