Pour l’Honneur de la Reine – David Weber

Honor Harrington, tome 2

L’Atalante

La réussite de sa mission à Basilic a permis à Honor Harrington d’entrevoir un avenir militaire prometteur. Il faut se souvenir que le système stellaire précédent était une mise au placard. Dans ce deuxième volet des aventures de ce capitaine de charme et de choc, la situation est nettement meilleure avec sa nomination aux commandes du HMS Intrépides (un croiseur lourd).

Ayant fait ses preuves durant plus de deux années, l’amirauté lui confie une mission de prestige :  l’escorte d’une mission diplomatique sur une planète éloignée.

« Depuis Mission Basilic, le capitaine Honor Harrington a pris du galon. A bord du croiseur l’Intrépide, elle commande l’escadre qui accompagne l’amiral Courvosier en mission diplomatique auprès du gouvernement de Grayson, dans le système de l’Etoile de Yeltsin. L’enjeu est de taille : devant les visées expansionnistes de Havre, il s’agit de s’allier un système encore indépendant. Mais peut-être la Flotte royale manticorienne a-t-elle commis une erreur en la nommant à la tête de l’escorte militaire : les Graysoniens, qui n’accordent aucun droit aux femmes, semblent le prendre comme un affront personnel. Et Honor a le sang chaud… Marine de l’espace, combats dans les étoiles… la saga d’Honor Harrington est l’équivalent moderne des romans d’aventures maritimes, cycle de space operas d’une haute cohérence technologique. »

Pour rappel et en simplifiant sensiblement les informations qui furent distillées tout au long du tome 1, Manticore s’apparente au Commonwealth des XVII°, XIX° et XX ° siècles, avec une flotte spatiale à la place de la fameuse Navy. Honor Harrington est un personnage inspiré de Horatio Hornblower de Scott Forester. Ainsi, tout l’univers décrit et animé par David Weber prend sa source dans ses romans maritimes (une douzaine). Outre, l’Empire britannique au faîte de sa puissance, nous y décelons l’antagonisme anglais vis à vis de la France pré-napoléonienne (puis ultérieurement celle de l’Empire). Le Havre et ses dirigeants ressemblent étrangement à l’Héxagone sous la Terreur, les noms mêmes ne cachant pas leur filiation avec les membres du Directoire d’alors.

Cette opposition marquée entre les deux rives de La Manche est donc reprise, avec un parti-pris très clair de la part de l’auteur américain pour ses cousins d’outre-Atlantique. Il faut dire que la France d’alors ne fait pas rêver avec son régime totalitaire. Certes, il ne s’agit pas d’une retranscription fidèle des événements de la fin du XVIII° et de ses figures emblématiques, mais un point de départ, une base de travail. Weber y adjoint des caractéristiques plus exotiques, notamment russes pour Le Havre.

Les deux siècles suivant serviront également d’inspiration avec une Reine à la tête de Manticore qui n’est pas sans rappeler la Reine Victoria; un personnage principal qui s’inspire certes de Horatio Hornblower, mais qui partage des traits avec un amiral célèbre, Nelson.

Je souligne tout ceci car les nombreux détracteurs n’y voient qu’un pamphlet à l’encontre d’un système politique collectiviste, alors que les fondations du cycle ont une nature surtout historique et non politique. La période inspirant Weber était tendue, chargée en conflits, batailles, luttes d’influences politiques, rivalités exacerbées entre la France et son meilleur ennemi anglais. Sachant ceci la lecture du roman devient autre.

Je ne reviendrai pas sur la nuance sf militaire/sf militariste (vous pouvez consulter la chronique sur le tome 1 ou mon article sur La Flotte Perdue). Pour l’honneur de la Reine est un roman de Sf militaire basé sur une période historique européenne agrémenté de batailles spatiales.

L’univers se densifie avec ce deuxième tome. Nous avions jusqu’à présent deux blocs antagonistes opposés dans une lutte presque tout azimut. S’ajoute ici, des parties plus ou moins neutres, et qu’il faut rallier à sa cause ou au moins s’assurer de leur neutralité. Toute ressemblance avec le monde réel n’est pas fortuite, et le royaume de Manticore s’illustre avec une politique pragmatique…

Le monde en question s’appelle Grayson. Et le lecteur découvre un monde de fanatiques religieux, misogynes de surcroit. Cette proposition peut sembler bien manichéenne de prime abord, mais, David Weber ne tombe pas dans le piège d’une dichotomie maladroite. Ce roman est au contraire très féministe et Honor Harrington y représente la lutte pour l’égalité des sexes.  Car forcément sa position  prépondérante dans la délégation manticorienne ne sera pas sans poser de gros problèmes diplomatiques. Nous pourrions trouver cela excessif, si la situation ne trouvait pas un écho douloureux avec l’actualité et le quotidien de millions de femmes sur notre bonne vieille Terre…

Parallèlement aux événements sur Grayson, l’auteur prend le temps de consolider son univers, Le Havre n’est jamais loin, les deux systèmes principaux se précisent et s’épaississent en terme de politique, histoire et figures emblématiques. Une tierce partie rentre dans la danse et permet de densifier encore davantage ce futur.

Il ne s’agit pas d’un roman de sf politique (loin de là) même si les considérations diplomatiques permettent une immersions dans les dédales des institiuttions et des diverses visions de la chose publique. Militairement parlant, les batailles spatiales ont bien lieu et nous offre de beaux moments de feux d’artifices. La tension est bien rendue lors de ces affrontements, et les moments d’attentes inhérents aux distances remplissent tout à fait leur office.

Que dire d’Honor Harrington, un personnage féminin au centre d’une saga ( de sf militaire) mondialement connue ? Cet officier gagne en maturité. Dès le premier tome sa bravoure et son intuition étaient établies. Ici, elle gagne en subtilité et en « rondeur » (non physique). Certes, ce ne sera pas une diplomate de légende, mais c’est sans doute mieux pour la vraisemblance du personnage. Nous pourrions la qualifier de femme forte, c’est le cas. C’est surtout l’éclosion d’une représentante de gente féminine complexe, avec quelques faiblesse, de nombreuses qualités ainsi qu’une certaine « vacherie« …

Weber nous brosse des protagonistes qui ont du coffre et de la saveur. Si la situation politique sur Grayson semble trop contrastée (et encore, regardons autour de notre planète), les graysonniens possèdent beaucoup de nuances et permettent d’atténuer cette sensation.

Au rang des bémols; un début de roman un poil longuet, et quelques détails « techniques » lors des batailles un peu superficiels. Un texte plus ramassé aurait été souhaitable pour gagner en nervosité.

Le tome un s’avérait un bon cru. Pour l’honneur de la Reine est encore meilleur. Il approfondit un univers basé sur une période charnière de l’histoire européenne avec de forts antagonismes entre la France et l’Angleterre. Il s’agit d’une SF militaire s’inspirant de la fameuse Navy britannique à la fois dans la sémantique et dans l’esprit. Ce roman dévoile une belle défense des droits et de l’égalité des femmes, avec en premier lieu une Honor Harrington complexe et femme. L’aspect affrontement n’est pas en reste, et l’amateur de batailles spatiales y trouvera son compte.

A éviter pour les allégiques de sf militaire.

Tome 1

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38 réflexions sur “Pour l’Honneur de la Reine – David Weber

  1. Ping : Mission Basilic – HH1 – David Weber – Albédo

  2. Merci pour cette critique ! Cette saga me fait de l’œil, en plus je crois savoir qu’elle arrive en poche avec la nouvelle collection poche de l’Atalante. Seul certaines critiques taxant le cycle de trop « militariste » m’ont pour l’instant retardé…

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    1. Je t’en prie!
      Effectivement, ils arrivent en poche chez l’Atalante. Le cycle est taxé de militariste par les amateurs de SF qui n’ont pas d’accointance avec l’univers militaire tout court.

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    2. fnitter

      Les quatre premiers tomes existent déjà depuis longtemps en poche chez J’ai lu.
      Quant aux critiques qui accusent de « militariste », on a souvent l’impression que le critique a déjà son point de vue avant même de lire le livre, qu’il sait ne pas aimer….
      Attaquez sans soucis… Si le premier tome ne vous plait pas, vous saurez à quoi vous en tenir… 🙂

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      1. Je te rejoins sur l’impression que j’ai sur les détracteurs. Lu avec une idée préconçue. Jamais, je ne trouve signaler le contexte que je souligne ici.
        On peut ne pas aimer la façon dont les batailles sont retranscrites, ou l’aspect romanesque…

        Oui, je pense qu’il faut le tenter avec l’esprit ouvert, et une petite idée du contexte, et des inspirations historiques.

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      1. Exactement ce que j’ai pensé, si elle se pointe chez moi sa pub sauvage part directement à la poubelle et je la place en prévisualisation systématique. Faut pas pousser mémé dans les orties non plus, il y a des moyens un peu plus décents de faire connaître son blog.

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  3. Ta mise en perspective du cycle et ton analyse de ses sources d’inspiration sont excellentes, bravo. Je te rejoins tout à fait dans l’intérêt sur le plan du féminisme de l’ensemble du cycle, et de ce tome 2 en particulier.

    Pour ma part, si j’en ai apprécié la lecture initialement (et s’il est indispensable parce qu’il introduit Grayson, qui aura une énorme importance dans la suite du cycle), ce livre me paraît, maintenant que j’en suis au tome 12, moins intéressant (sur un plan romanesque ou militaire), tant il fait pâle figure à côté des tomes 4,5 ou 11 ou même du tome 1 de la série dérivée Saganami. Attention, je ne dis pas qu’il est mauvais, ni même que c’est le plus mauvais du cycle (il y en a de bien, bien pires), il ne m’a simplement pas autant marqué que d’autres.

    Merci pour ton excellente critique, en tout cas, qui, je l’espère de tout cœur, incitera d’autres personnes à découvrir ce cycle, il le mérite.

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    1. Merci Apo!
      J’espère que mon article incitera d’autres lecteurs à tenter l’aventure. Surtout en gardant en mémoire les sources d’inspiration de Weber.
      Il est vrai que je trouve la saga très féministe, rien que cette donnée devrait tempérer la réception militariste dont il pâtit.
      Je suis également heureuse que ma mise en perspectives soit appréciée. L’analyse quant à elle, elle me paraît plus facile au bout de ces deux premiers tomes car davantage d’éléments ont été introduit. Ti sais que j’aime par ailleurs, l’Histoire (et l’histoire militaire), alors des parallèles me semblent pertinents. 🙂

      C’est vraiment génial si cela s’améliore encore par la suite!!!
      Merci beaucoup Apo!

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        1. Oui, c’est en cela que je tri les détracteurs. Tu peux ne pas aimer, y soulever maintes défauts,…
          Récemment, j’ai lu une critique plutôt négative, qui en substance mentionnait avoir beaucoup aimé le rapport de force politique et la position délicate de HH, mais dès que les combats avaient été présents, la saveur s’était effondré. Là, je me dis que c’est une personne qui n’a pas apprécié, mais sans idée toute fiat initialement.
          Ce tome est diablement féminin! 😉

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  4. Le chien critique

    Ta critique donnerait, presque, envie de s’y plonger, notamment du fait du contexte que tu resitues. Mais bon, à mon corps défendant, mon allergie est une sérieuse contre indication, sans compter celle de ma liseuse encore plus intransigeante !
    Un peu déçu par l’image d’illustration, je pensais y trouver le buste de cette officier gagne en rondeur. Vraiment dommage.

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  5. Savoir de source sûre que le cycle se bonifie déjà avec ce tome 2, que tu as trouvé meilleur, n’est pas sans orienter mon choix dans le bon sens !!!
    Il fallait bien que je me trouve une excuse, et tu me l’offres sur un plateau avec cette épatante chronique, merci 🙂

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    1. Je trouve qu’il prend une dimension intéressante en s’intéressant franchement à la femme.
      IL a des qualités et je trouve pas génial de ne forcir le trait sur le militarisme du roman, sans noter les fondations de l’histoire, les sources d’inspiration, tout ceci étant important à la fois dans la construction de l’univers mais aussi dans l’esprit qui transparaît.
      Dès lors, il est très facile en faisant abstraction de tout cela de lui coller une étiquette péjorative.
      Je ne dis pas qu’il est parfait et un monument de la sf. Il faut savoir à quoi on a affaire, de la sf militaire : il y aura donc plein de batailles, plein de terme militaire, une hiérarchie omniprésente, des rapports de subordinations, des frictions, …
      C’est un peu comme les James Bond. SI tu déteste savoir que le personnage central s’en sortira avec des gadgets, des parpins en pleine poire, et sans sueur, tu t’abstiens d’aller les voir.

      Maintenant, si tu aimes le space opera spectaculaire, et tu as envie d’un personnage féminin fort .. vas-y, c’est du bon! et cela s’améliore avec le temps.

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  6. Amandine

    J’ai commencé le tome 1 mais comme je m’éparpille dans mes lectures, je n’avance pas vite. Mais si celui-ci est meilleur que le premier, je n’ai pas le choix !! Il faut que je me presse !

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    1. Oui, je e trouve meilleur, c’est aussi lié à la dimension thématique féministe.
      Il m’arrive de m’éparpiller aussi, et là rien n’avance, désormais je me contente de 2 livres , voire grand maximum 3 livres en cours.

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  7. Jean

    Toujours d’aussi bonnes critiques, et surtout pour ce cycle d’HH. (la mise en perspective historique est importante, c’est vrai…) Il faudra que tu essaies les premiers livres « Autour d’Honor » (notamment le premier où l’on raconte la rencontre des chats sylvestres avec l’ancêtre d’HH, super !)

    Attention aux pervers (et perverses) polymorphes de la blogosphère ! Nous avons dû fermer nos 4 blogs, ma femme et moi, à cause d’une foldingo, qui nous a roulés dans la farine pendant des mois, pour mieux nous piller ! Puis nous dénigrer sur toutes les listes de blogueurs dans lesquelles elle avait réussi à s’infiltrer… Effectivement, à mettre direct au panier, et blog à proscrire !

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    1. Merci!
      Pour ce cycle d’Honor, j’essaie de démontrer que ce n’est pas aussi creux et sans attrait que ce qui peut se dire.
      Je compte lire « Autour d’Honor », peut-être pas tout de suite.

      Ha! les pervers polymorphes. Je crains d’avoir cru jusqu’à présent que seuls les personnes adeptes de lectures et de sfff trouveraient le chemin de mon blog… QUe j’étais tranquille.
      C’est vraiment dommage d’avoir eu à faire à une foldingo et de devoir fermer ses blogs. J’en serais vraiment malheureuse si cela étais mon cas.

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  8. Maintenant que ces romans vont sortir en poche, je vais pouvoir m’y intéresser à moindre frais ! 🙂
    J’espère juste que les tomes un peu plus éloignés ne seront plus coupés en deux comme ils l’ont été en grand format…

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    1. Ce n’est techniquement pas impossible de proposer ce genre de tome en poche, même s’ils font dans les 1000-1100 pages chacun dans les éditions semi-poche existantes (coupées en deux tomes) : j’ai sous les yeux un roman non-SFFF (Azteca, de Gary Jennings) qui fait quelque chose comme 1215 pages en poche. Maintenant, ça va poser deux problèmes : la taille de police nécessaire pour caser 1100 pages de semi-poche en poche (et donc les éventuels problèmes de confort de lecture), premier point, et le prix du volume unique, second point. Pas sûr que tout le monde soit prêt à payer le prix demandé pour un volume unique en format poche.

      Aimé par 1 personne

      1. Effectivement c’est un casse-tête pas simple à résoudre. Ceci dit, j’ai une intégrale (le volume V) de « La ballade de Pern » de Anne McCaffrey qui fait presque 1500 pages en poche. Bon ça devient un monstre là quand même, et ce n’est pas simple à lire sans casser le dos du bouquin…
        On verra, j’aimerais que les volumes ne soient pas découpés mais je ne suis pas sûr que L’Atalante se lance dans des poches de cette taille. On n’y est pas encore remarque, on a le temps de voir venir… 😉

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    2. Vas-y teste! Garde en mémoire le contexte et les inspirations romanesques et historiques.
      Les tomes éloignés sont très gros, ceci explique le découpage. Plus de 1000 pages. Des livres de cette tailles ont tendance a rafraîchir les lecteurs. Regarde avec Cameron et sa trilogie Renégat à 900 pages. Beaucoup se découragent devant la taille d’un volume.

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  9. Et bien, on peut dire que tu as réussi ton coup !

    Depuis que j’ai lu le T2 (en 2015, ça commence à dater), je me dis qu’il faudrait un jour que je me motive à lire la suite, sans en être totalement convaincue parce que je n’étais pas totalement dedans.
    En fait je ne sais pas pourquoi mais sur ces deux premiers tomes j’avais toujours un peu de mal à avancer, je rechignais à le prendre une fois dedans même si il fait totalement parti des genres que j’affectionne normalement.
    Mais ça restait en fond parce que globalement je peux dire à tête reposée et en prenant du recul que j’aimais quand même ma lecture.

    Et bien ta chronique m’a vraiment donné le coup de boost dont j’avais besoin pour me motiver à continuer, j’ai pris le T3 et je l’ai mis dans ma bibliothèque prioritaire. Bon ça ne sera pas pour dans la semaine mais d’ici la fin/début du prochain sans doute ^^

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis trop heureuse de t’avoir booster. Et surtout, j’espère « t’avoir mis bien dedans » pour apprécier la suite des aventures de HH!

      Je ne vais pas trop tarder à lire la suite, mais comme je lis désormais 3 séries de SF militaire (Lazarre, HH, et la Flotte Perdue) je ne vais pas proposer 3 livres de ce style par mois, et puis, je pense que je risquerais l’overdose…

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      1. Oui normal, faut varier ses lectures !

        Après Lazarre le prochain n’est pas encore sorti (en VF, sauf si tu veux le lire en VO bien sur).
        Je suis également dans les 3, j’ai encore les 2 derniers de la Flotte perdue à finir. Mais en se moment je suis dans un challenge « Femmes auteures de science-fiction » du coup j’ai tendance à les retarder encore et encore pour caser de nouvelles lectures du challenge à la place xD

        Aimé par 1 personne

        1. Non, je ne vais pas les lire en VO. Cela me va d’attendre. Ce challenge est très sympa, je ne le connais pas. Mais faut dire que j’en collectionne quelques uns donc, je ne vais pas surcharger.

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